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Branchements directs des casernes : Les militaires sont-ils responsables des retards de paiement de l’Etat ?

La problématique des branchements directs constitue aujourd’hui un problème réel pour l’équilibre financier de la Société d’énergie et d’eau du Gabon (SEEG). Selon le ministre de l’Accès universel à l’Eau et à l’Énergie, plus de 4047 branchements directs sont officiellement recensés, causant une perte estimée entre 3 et 5 milliards de FCFA sur les cinq dernières années.

Cependant, plusieurs spécialistes du secteur appellent à une lecture plus rigoureuse de certains dossiers, notamment celui relatif aux infrastructures militaires.

Les casernes militaires : des clients relevant du budget de l’État

Contrairement à ce qui peut être perçu dans l’opinion publique, les casernes militaires ne sont pas assimilables à des clients ordinaires de la SEEG. Elles relèvent juridiquement et budgétairement de la catégorie des “clients État”, dont la consommation est intégrée dans les dépenses publiques. Au Gabon, comme dans de nombreux pays, les factures d’eau et d’électricité des administrations publiques sont prises en charge par le budget de l’État.

Dans ce contexte, les arriérés ou de retards de paiement des consommations à la SEEG relève généralement de procédures budgétaires internes à l’État, et non d’un défaut de paiement imputable directement aux forces de défense et de sécurités.

Un dossier connu au plus haut niveau de l’État

Contrairement à certaines interprétations, ces problématiques ne sont pas nouvelles.  Elles font régulièrement l’objet de discussions au sein des plus hautes instances de l’État.

En témoigne les rapports régulièrement transmis au pouvoir publics mettant en lumière les anomalies de consommation, les compteurs défectueux et les difficultés de facturation dans l’administration publique en raison de l’absence des outils de comptage.

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