Agri-Vert fête ses 6 ans à Bambouchine : le pari réussi du bio local contre la vie chère
Libreville, 24 octobre 2026. Il fallait arriver tôt. Très tôt. Le vendredi 24 octobre dernier à l’Alliance Chrétienne d’Evasion, l’événement n’était pas dans la salle des fêtes, mais à son entrée. L’entreprise agricole Agri-Vert, basée à Bambouchine dans le 6e arrondissement de Libreville, célébrait ses 6 ans et l’anniversaire de son Directeur Général, Jérôme BANAVE, par une démonstration de force : une exposition-vente de produits 100% locaux qui a fait le plein avant même le début des discours.

Dès 10h, les tables croulaient sous les régimes de bananes plantains, les tubercules de manioc, les cageots de tomates et autres légumes frais. À 21h30, tout était vendu. Le succès ne tient pas au hasard, mais à une philosophie martelée par les techniciens d’Agri-Vert : le zéro chimie. Un argument qui a trouvé un écho immédiat auprès des ménagères.
« On ne vend pas seulement de la banane. On vend trois batailles », a expliqué Jérôme BANAVE devant la foule. « La bataille de l’autosuffisance alimentaire : prouver que le Gabon peut se nourrir lui-même. La bataille contre la vie chère : vendre moins cher que le marché. Et la bataille de la santé : protéger les Gabonais en ne mettant pas de chimie dans leurs assiettes. »
Un discours qui s’est traduit dans les faits. Interrogées sur place, plusieurs ménagères du 6e arrondissement confirment : « C’est deux fois moins cher qu’au marché et on sait d’où ça vient. Ça vient de Bambouchine, pas du bateau. » Dans un pays qui importe encore la majorité de ses denrées alimentaires, l’argument prix-traçabilité a fait mouche.
Après l’effervescence de la vente, la cérémonie s’est poursuivie dans une salle comble, devant un parterre d’officiels administratifs, militaires et politiques. L’occasion pour Jérôme BANAVE de revenir sur le chemin parcouru en six ans.
Le temps fort de la journée aura été le volet social. L’entreprise a procédé à la remise de ballots et de kits d’accompagnement à une poignée de jeunes, dans le cadre d’un programme d’appui ciblé. Une manière d’associer production et transmission des savoirs.
« J’exprime ma gratitude vis-à-vis du Directeur Général. Ce qu’il fait pour nous est grand. On souhaite que ce genre d’action se pérennise », a témoigné Piebi Paul Henry, l’un des bénéficiaires. Au-delà de la fête d’anniversaire, l’événement d’Agri-Vert pose une question de fond. Si une structure locale à Bambouchine parvient à produire sans intrants chimiques, à vendre à des prix inférieurs au marché et à écouler l’intégralité de son stock en une journée, le modèle est viable.



