Société

CIRMF : un deuxième employé retrouvé mort dans l’enceinte du centre, la peur gagne les esprits

L’émoi est total à Franceville. L’inquiétude vire à l’angoisse. Un deuxième employé du CIRMF retrouvé mort. En quelques mois à peine, le prestigieux Centre International de Recherches Médicales de Franceville, fleuron de la recherche gabonaise, se retrouve au cœur d’une série macabre qui interroge.

Porté disparu depuis la semaine dernière,Léance Djaba, employé du CIRMF où il exerçait les fonctions de chauffeur, a été retrouvé mort ce mardi matin. Pas n’importe où. Dans une zone forestière située à l’intérieur même du périmètre de l’établissement, au quartier La Caisse, à Franceville, dans la province du Haut-Ogooué.

C’est un agent du centre qui aurait fait la macabre découverte. Les circonstances glacent le sang. Comment un employé disparaît-il pendant une semaine sans que personne ne s’en aperçoive ? Comment son corps est-il retrouvé à l’intérieur du périmètre ultra-sécurisé du CIRMF, un centre classé P4, l’un des laboratoires les plus surveillés d’Afrique ?

La zone forestière de La Caisse, qui jouxte les laboratoires, est censée être sous contrôle permanent. Et pourtant, c’est là que Léance Djaba a rendu son dernier souffle. Pour l’heure, aucune thèse officielle n’a été avancée. Accident ? Malaise en forêt ? Acte criminel ? L’enquête ouverte par le parquet de Franceville devra le déterminer. Une autopsie est attendue.

Mais une question revient en boucle dans les couloirs du centre et dans toute la ville : Que se passe-t-il au CIRMF ? Car Léance Djaba n’est pas le premier. C’est le deuxième employé du CIRMF retrouvé mort en peu de temps.  En juin 2026, Graciella Mamboundou Maroga, une jeune employée de 33 ans, avait été retrouvée sans vie.

Deux morts suspectes au sein du même établissement, qui emploie pourtant moins de 200 personnes. Ce centre, co-géré par le Gabon et la France, qui a fait la renommée mondiale du pays pour ses recherches sur Ebola, est habitué à gérer des virus mortels, pas des morts mystérieuses parmi son personnel.
Les agents sont sous le choc. Certains parlent d’un climat devenu pesant. D’autres évoquent un manque criant de mesures de sécurité pour le personnel non-scientifique.
À Franceville, ce matin, ce n’est plus la science qui fait parler du CIRMF. C’est la mort.
Nous y reviendrons.

 

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