Projet sportif et culturel organisé par Flavien Nzengui Nzoundou, le Préfet de Lebamba dit niet !
Lebamba, vendredi 13 mars 2026 – Un vent de discorde souffle sur le département de la Louetsi-Wano. Ce qui devait être un élan de solidarité en faveur de la jeunesse locale s’est transformé en une crise administrative et politique aux ramifications encore troubles. Au cœur de la tourmente, deux figures : le Général à la retraite Flavien Nzengui Nzoundou, promoteur d’un vaste projet sportif et culturel, et le Préfet de Lebamba, auteur d’une décision d’interruption jugée « irrévocable » et dont la légitimité est aujourd’hui vivement contestée.
Un projet fédérateur pour sortir la jeunesse de l’oisiveté
Tout commence dans une atmosphère conviviale en février dernier. Réuni avec les chefs d’établissement du bassin pédagogique de Lebamba, le Général Flavien Nzengui Nzoundou dévoile avec passion sa feuille de route pour les jeunes du département. Son objectif : lutter contre l’oisiveté, « cette mère de tous les vices », en offrant un cadre structurant.
Le projet, ambitieux, se décline en deux axes majeurs :
Un volet sportif ciblant les enfants de 5 à 15 ans autour de disciplines comme le football, le basketball et le taekwondo. « Trois sports, trois écoles de la vie », a-t-il souligné, annonçant même la mise à disposition de trois aires de jeux dédiées au basket.
Un volet culturel visant à promouvoir la comédie et la musique, pour permettre aux jeunes de révéler leurs talents et affirmer leur identité.
Sur le terrain, l’initiative a rapidement pris corps. Face à l’enthousiasme des enseignants et des élèves, les volontaires se sont manifestés en nombre. Soucieux de la sécurité des participants, le Général Nzengui Nzoundou a personnellement pris en charge la souscription d’une assurance auprès d’établissements dédiés. La liste des participants a d’ailleurs été transmise aux assureurs, preuve de la concrétisation avancée du projet.
De l’éloge au reniement : le revirement incompréhensible du Préfet
À l’époque, le Préfet de Lebamba lui-même avait salué l’initiative. Selon ses propres termes rapportés, le projet était « la bienvenue pour lutter contre les dérives juvéniles observées en milieu scolaire, à savoir la consommation des drogues et de l’alcool. Les enfants seront occupés après les cours. » Il avait même remercié chaleureusement « Papa » pour son action.
Mais les semaines ont passé, et le ton a radicalement changé. Dans un revirement surprenant, le Préfet a notifié au promoteur, via un message WhatsApp, l’arrêt immédiat et « irrévocable » du projet. Des termes d’une fermeté inhabituelle qui ont profondément choqué le Général Nzengui Nzoundou, un homme connu pour sa discrétion et son absence d’histoires.
Des « mains invisibles » et une autorité préfectorale mise en doute
Face à cette humiliation et à ce qu’il perçoit comme une injustice, le Général est sorti de sa réserve. Ses recours auprès des autorités hiérarchiques du Préfet ont révélé un malaise bien plus profond. Contacté, le gouverneur de province, tout comme les ministres de l’Intérieur, de la Jeunesse et des Sports, et de l’Éducation nationale, se sont dits étrangers à cette décision. Pire, à la lecture du message préfectoral, ces hautes instances se sont offusquées de la légèreté avec laquelle un administrateur civil ose donner des instructions « irrévocables » à un haut gradé à la retraite, sans aucun fondement hiérarchique.
C’est dans ce contexte que le Général a analysé plus finement le message du Préfet. Une phrase en particulier a retenu son attention : « Cette décision mûrement réfléchie dans l’intérêt de tous ». Cette expression « dans l’intérêt de tous » sonne comme un aveu pour le promoteur. Elle sous-entend, selon lui, que cette décision ne sert pas l’intérêt général, mais celui d’un groupe spécifique : ses opposants politiques locaux, ceux que l’on appelle les « mains invisibles ».
La thèse d’une instrumentalisation politique du Préfet a été renforcée de manière dramatique le lendemain de cette interdiction. Les bassins piscicoles du Général Nzengui Nzoundou ont été victimes d’un acte de sabotage. Un signal fort qui montre que le conflit dépasse largement le cadre administratif.
Où est le Préfet ?
À l’heure où nous écrivons ces lignes, la situation reste confuse. Alors que les autorités judiciaires commencent à s’intéresser à cette affaire, le Préfet de Lebamba serait, selon nos sources, « introuvable ». Sa hiérarchie, mise devant le fait accompli, ne comprend pas l’origine de cette injonction et condamne la méthode.
Pendant ce temps, les responsables scolaires, qui avaient salué la démarche inclusive du Général, observent avec stupeur ce qu’ils qualifient d’acharnement contre un projet porteur d’espoir pour la jeunesse louvanoise.
Cette affaire pose une question grave : qui instrumentalise vraiment l’autorité préfectorale dans la Louetsi-Wano, et jusqu’où iront ces « mains invisibles » pour entraver les initiatives citoyennes ?
Nous y reviendrons.



