Société

Éducation nationale : le gouvernement ne tient pas ses engagements, les syndicats menacent de tout paralyser à nouveau

L’école gabonaise tangue dangereusement et le gouvernement, lui, continue de faire semblant de ramer. Les leaders syndicaux ne s’y trompent pas : la communication médiatique frénétique des ministres n’est rien d’autre qu’un écran de fumée, destiné à masquer leur incompétence flagrante.

« Ils ont rempli les plateaux télé de paroles creuses et de promesses bidon, pendant que nos dossiers pour avancement et reclassement restent au placard », tonne Jean-Marc Obiang, leader syndical emblématique. « On nous prend pour des idiots ! Comment peut-on traiter des enseignants comme des sous-hommes ? Nos enfants, nos parents, nos grands-parents, tous sont pris en otage par l’incompétence d’un gouvernement qui préfère les communiqués à l’action. »

Le cahier de charges piétiné

Selon les syndicalistes, le gouvernement a piétiné le cahier de charges. Avancements non appliqués, reclassements partiels, promesses non tenues : « Ce n’est pas un oubli, c’est un mépris organisé », fulmine Mireille Nguema, représentante syndicale nationale. « Ils ont fait semblant de travailler, et maintenant ils s’étonnent que le pays se braque. »

Pour les enseignants, ce 28 février 2026 ne sera pas un jour comme les autres. C’est la date qui peut décider du sort de l’année scolaire, mais surtout de la patience des personnels. Et cette patience est à bout. Les syndicats n’hésitent plus : « Si le gouvernement ne respecte pas nos droits, nous irons jusqu’au bout. Plus de demi-mesures, plus de discussions futiles », avertit Jean-Marc Obiang.

 Les parents et l’école sacrifiés

Pendant ce temps, les parents, pris en otage par l’incertitude, regardent impuissants leurs enfants rester sur le carreau. « C’est scandaleux », dénonce un parent. « Les enseignants sont traités comme des subalternes, et nos enfants subissent ce chaos organisé. »

Les leaders syndicaux insistent : ce n’est pas une crise de communication, c’est une crise d’incapacité. « Ils savent parler, mais ils ne savent pas agir », martèle Mireille Nguema. « Ce gouvernement a échoué. Et il le sait. »

Communication vs réalité : le gouvernement piégé

À force de saturer les médias de déclarations rassurantes, le gouvernement s’est piégé lui-même. Chaque mot prononcé devient un étalon de son incapacité : les promesses non tenues sautent aux yeux, et la colère monte.

« On ne peut plus tolérer qu’ils nous roulent dans la farine pendant que nos vies et celles de nos enfants se jouent dans les salles de classe », conclut Jean-Marc Obiang. « Il est temps qu’ils choisissent : agir ou disparaître de la scène publique. »

L’ heure de vérité

Ce 28 février 2026 sera l’heure de vérité pour l’école gabonaise. Les syndicats sont prêts à durcir le ton, et rien ne dit que le gouvernement sortira indemne de cette confrontation. Une chose est sûre : les enseignants ne seront plus les figurants d’un théâtre de communication gouvernementale.

 

 

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