Recours du Gabon au FMI : la nouvelle coalition de l’opposition s’inquiète d’un probable plan d’ajustement structurel
L’inquiétude est réelle quelques semaines après l’annonce faite par l’Etat gabonais de l’ouverture des négociations avec le Fond monétaire international (FMI). Si pour l’heure, les discutions entre le Gabon et l’institution de Bretton Woods n’ont pas encore abouti à un accord, les partis politiques de l’opposition, en l’occurrence, la CNR, REAGIR et APG craignent un réajustement structurel avec des conséquences néfastes sur le plan social. Une préoccupation que la coalition a exprimée au cours d’une conférence de presse, le samedi 4 avril dernier.
Pour la coalition le recours du FMI par le Gabon est symptomatique d’une gouvernance chaotique. Le gouvernement, d’après la coalition, a substitué la gouvernance au spectacle. Résultat, il est à craindre des plans d’ajustement structurels comme ceux de 1986 et de 2007 : privatisations, gel des recrutements, compression des budgets sociaux.
Sur un tout autre plan, la coalition a fustigé les invitations faites par la présidence de la République aux partis politiques sans respect des formes protocolaires. Sans carton d’invitation, sans ordre du jour, sans les égards protocolaires élémentaires dus aux formations politiques, une méthode que la CNR compare sans détour à celle du CTRI lors du dialogue national inclusif, relève Gabonreview. Il s’agit d’une opération de communication que les partis politiques se félicitent d’avoir boycotté.
Mieux, poursuit la coalition, derrière ses invitations se trame un agenda caché ; la liquidation des partis politiques de l’opposition. Le pouvoir tenterait de pousser les partis politiques à cautionner des priorités gouvernementales jugées «aux antipodes des besoins urgents et vitaux du peuple gabonais», puis de jeter les formations politiques en pâture à la vindicte du peuple désillusionné».



