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Projet sportif et culturel : face au refus du Préfet, les fils et cadres de Lébamba signent une pétition pour soutenir le Général Flavien Nzengui Nzoundou

Pendant que le préfet se terre dans un silence de cathédrale, que son secrétaire général s’épuise à colmater les brèches par des communiqués sans âme, une autre voix s’est pourtant élevée. Une voix plus légitime, plus authentique, plus enracinée dans la terre de Lebamba. Celle de ses fils, de ses cadres, de ceux qui portent le département dans leur sang et dans leur dignité.

Dans un élan de solidarité rare, une véritable onde de choc citoyenne s’est organisée. Les cadres de Lebamba, unis comme un seul homme, n’ont pas attendu que l’autorité préfectorale daigne sortir de sa léthargie. Ils ont pris leur plume, leur courage, et leur devoir de mémoire. Une pétition a été rédigée, un document d’une force morale inébranlable, adressée au préfet avec copies aux plus hautes autorités gouvernementales, provinciales et sécuritaires.

Une démarche d’une clarté limpide : faire écho, amplifier, soutenir.

Car derrière cette affaire d’interdiction, il n’y a pas qu’un projet. Il y a un promoteur, le Général à la retraite Flavien Nzengui Nzoundou, qui n’a rien demandé d’autre que de redonner à sa terre natale un souffle culturel et sportif.

Et les cadres, ces hommes et femmes d’influence, de responsabilité et de poids dans la nation, ont choisi leur camp : celui de la jeunesse, de la culture, du développement. Celui de Lebamba.

Mais alors, cette pétition, ce soutien indéfectible des élites locales, a-t-elle ébranlé les murs de la préfecture ? A-t-elle fait vaciller le trône de celui qui, jusqu’ici, a préféré le silence aux explications ? À y regarder de plus près, les signes s’accumulent, et ils ne trompent pas.

D’abord, il y a ce communiqué improbable du secrétaire général. Un aveu de faiblesse déguisé en communication officielle.

Ensuite, il y a cette absence remarquée, persistante, presque provocante du préfet. Et maintenant, il y a cette pétition des cadres — une pression qui ne se négocie pas, une marque de défiance collective qui ne s’ignore pas. Quand les cadres d’un département, unis, décident d’interpeller directement le gouvernement et les forces de sécurité sur la gestion d’un préfet, c’est que le vase a débordé.

Alors, est-ce le début du champ de cygnes pour ce dernier ?

Les apparences, parfois, ne trompent pas. L’isolement d’un homme dont la voix ne porte plus. La lente déliquescence d’une autorité qui n’ose plus se montrer. Le sentiment, dans les chaumières comme dans les hautes sphères, que quelque chose se fissure. Lorsque les soutiens s’organisent en dehors de vous, lorsque les pétitions vous contournent pour s’adresser à vos propres supérieurs, vous n’êtes plus vraiment aux commandes.

Le préfet le sent-il ? Sans doute. Mais pour l’instant, il persiste, muré dans un silence que beaucoup interprètent désormais comme l’attente hagarde d’un verdict. Certains chuchotent que ce « ngongon » dont on a tant parlé cherche désespérément une porte de sortie honorable.

D’autres y voient déjà les prémices d’un rappel, d’une disgrâce administrative qui ne dit pas encore son nom. Mais que disent ses commanditaires déjà connus des services de renseignements de la République ? Va-t-il couler seul sans eux?

Wait and see. Voilà le seul mot d’ordre qui vaille désormais.

Mais une certitude s’impose : Lebamba n’est plus un département que l’on peut administrer par l’absence. La mobilisation des cadres a changé la donne. La pétition circule, les copies sont parties, les autorités savent. Et dans ce jeu d’échecs où le préfet a jusqu’ici joué la montre, le temps n’est plus forcément de son côté.

Les jours à venir diront si ce préfet, aujourd’hui en suspension fonctionnelle de fait ( parlons au conditionnel), saura trouver la force de sortir de l’ombre, de répondre aux légitimes interpellations des cadres, de revenir sur une décision controversée, ou si, au contraire, il s’enfoncera un peu plus dans cette logique d’effacement qui le conduira inévitablement à sa perte.

Ce que les cadres de Lebamba viennent de démontrer, c’est que face à l’arbitraire et au silence, la réponse est l’union et la parole. Leur démarche est un modèle, un rappel que la République ne se gouverne pas dans les antichambres obscures des préfectures, mais dans la lumière du dialogue et du respect des populations.

Quant au préfet, wait and see. Le rideau n’est pas encore tombé sur cet acte. Mais les spectateurs, eux, ont déjà choisi leur camp. Et ils attendent, impatients, que la raison finisse par triompher de l’absurdité.

À suivre.

 

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