Face à l’incapacité du Gabon à régler sa dette : Karpowership menace de plonger Libreville dans l’obscurité

C’est la panique au sein de l’exécutif. Le gouvernement gabonais n’a plus que quelques heures pour régler à l’opérateur turc, Karpowership, le montant de 15 milliards de Fcfa. Une somme relative aux impayés de la production d’énergie fournie par la société turque. Dans le courrier, datée du 17 mars, adressé à la Société d’Eau et d’Energie du Gabon et au gouvernement gabonais, l’opérateur menace de mettre à l’arrêt total, le 17 mars à 23 heures 59 minutes, sa centrale flottante de 15 MW.
La colère de l’opérateur est d’autant plus grande que les courriers de relance adressés au Gabon depuis le mois de janvier 2026 sont restés sans réponse. L’audience que leur a accordée le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, il y a quelques semaines, n’a semble-t-il rien donné au regard de la situation.
Karpowership va plus loin en indiquant que même une avance de 5 milliards de Fcfa dans les conditions actuelles ne permettrait pas d’assurer la continuité des opérations. 15 milliards ou rien c’est désormais la posture d’un opérateur économique lassé, désabusé par un gouvernement incapable de respecter ses engagements.
Des engagements non respectés
Pour preuve, le 23 février dernier, le ministre de l’Energie, Phillipe Tonangoye affirmait sur le plateau de Gabon 24 que 15 milliards de FCFA « avaient été mobilisés auprès d’Ecobank pour payer les factures de Karpowership… » Il n’en est rien à ce jour peste l’opérateur turc qui exige le paiement intégral des 15 milliards pour maintenir en marche la production de 150 mégawatts.
Le risque d’une crise sociale
Les populations déjà excédées par les coupures intempestives d’électricité ces derniers mois ne manquent pas de crier leur colère. Sur les réseaux sociaux, des voix s’élèvent pour dénoncer l’incapacité du gouvernement à apporter des réponses significatives à la crise énergétique dans le pays.



