GAB’OIL : la gestion décriée et contestée de Patricia Ku Kum IVIGU
A l’issue du Conseil d’administration du 5 janvier 2025, Renée Patricia Ku Kum IVIGU est nommée au poste de directeur général de Gab’Oil. Celle qui était jusqu’ici la directrice générale adjoint 2 prend les rênes de cette filiale de la Gabon Oil Company alors que celle-ci est secouée par un vaste scandale financier. Est-elle la personne à même de ramener de l’ordre dans une structure confrontée à une situation financière critique, marquée par une dette abyssale atteignant 50 milliards de FCFA envers la SOGARA et une gouvernance opaque ? En plus des dépenses extravagantes qui ont entraîné des suspensions et les limogeages de dirigeants en fin 2024 ? Rien n’est moins sûr.
Certains cadres estimaient déjà que Patricia Ku Kum IVIGU n’avait ni la carrure, ni le background encore moins le profil pour une telle responsabilité.
Les administrateurs l’ont choisi au détriment du DGA1 qui assurait l’intérim de DG après le scandale financier ayant entraîné les départs de l’ancien DG et du PCA en novembre 2024. Selon les Administrateurs, elle était le choix du Président de la République et ils n’ont fait que l’entériner.
Plus d’un an après, c’est la grosse désillusion
Au sein du conseil d’administration elle est accusée de passer outre les recommandations de cette instance au prétexte qu’elle recevrait ses instructions directement du Président de la République. Une source proche de l’actuel PCA révèle que lors du conseil d’administration du 18 février dernier, elle leur aurait servi l’enfumage dans la présentation des résultats.
La chasse aux cadres
Comme si cette atmosphère de chienlit n’était pas suffisant, Patricia Ku Kum IVIGU est accusée de lancer à l’endroit de plusieurs cadres une campagne de dénigrement, de pression permanente, d’harcèlement visant à les pousser à la démission. François Mouandza Moulengui, ancien directeur financier, nommé à ce poste au cours du conseil des ministres du 9 décembre 2024, a été suspendu par l’actuel directrice générale. Officiellement cette décision serait liée à une altercation avec la DG, officieusement certaines sources évoquent le fait que l’ex directeur aurait fait fuiter l’information relative au décaissement de 200 millions sans justificatif au profit de l’entreprise Green pour le démarrage des travaux de construction de la boulangerie de Cocobeach.
L’ancienne Directrice des Ressources Humaines, Elfried Aziri a, quant à elle, été poussée à la démission en juillet 2025. En claquant la porte de Gab’Oil, Aziri n’a pas manqué de dénoncer « le manque de professionnalisme, d’expérience et de savoir-faire de la directrice générale. »
Le scénario fut le même pour M. Ibouili. L’ex directeur des opérations a été débarqué pour des soupçons de corruption en lien avec le fournisseur Green Construction. Or, dans la demande d’explication rédigée par Ibouili, celui-ci révèle qu’il n’avait jamais accepté la proposition financière qui lui avait été faite par le fournisseur. Bien au contraire, ce fournisseur avait été envoyé par la directrice générale auprès de sa personne pour l’aider à travailler sur le dossier d’appel d’offre lancé par Gab’Oil.
A suivre…



