L’ex député Jules Esdras Mouhouloulou est mort : une lumière s’éteint au pays des ombres
Tragique ! Un accident, un de plus, vient d’arracher à la vie un acteur du monde des médias et de la scène politique

Hier, vendredi 14 février 2026, Jules Esdras Mouhouloulou est décédé dans un accident de voiture sur l’axe Kango-Libreville. D’après plusieurs sources, l’ex député aurait perdu le contrôle de son véhicule. Le mauvais état de la route et l’excès de vitesse seraient les facteurs ayant favorisé l’accident.
C’est par le biais d’une communication concise et laconique de sa formation politique, le Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), que la nouvelle s’est rependue sur la toile.
Du journalisme à la politique : parcours !
Après l’obtention de son baccalauréat série B, Jules Esdras Mouhouloulou s’inscrit au département des Littératures africaines à l’Université Omar Bongo. C’est un étudiant engagé dans la vie du département. Amoureux des lettres et des problématiques des sociétés africaines, Mouhouloulou décroche son diplôme d’études universitaires générales (DUEG) suivi d’une licence dans la même discipline en 2013.
Sur les bancs de la fac, il est déjà piqué par le « virus » du journalisme. Il intègre la rédaction de Téléafrica. Il s’y distingue par la qualité de ses reportages et ses interventions critiques dans des émissions diffusées par la chaîne.
En 2014, il fait parti de la deuxième promotion des étudiants qui intègrent le département de sciences de l’information et de la communication (DSIC) à l’UOB. Il obtient, deux ans plus tard, un Master en journalisme professionnel. Tout en devenant l’un des présentateurs vedettes du journal télévisé à Téléafrica.
C’est d’ailleurs là qu’il est repéré par l’ex ministre délégué aux Affaires Etrangères. Le ministre (aujourd’hui décédé), Dieudonné Nzengué, le nomme en tant qu’ attaché de presse au ministère des Affaires Etrangères. Une administration qu’il ne va plus quitter, sauf pour un intermède à l’Assemblée nationale. En 2018, il est élu député du troisième siège du département de la Boumi-Louetsi, district de Nzenzele sous la bannière des Sociaux Démocrates Gabonais (SDG) dirigé par Juste Louangou Bouyomeka. A ses responsabilités d’élu national s’y greffe celles de Porte-parole du SDG. Mouhouloulou ne s’y dérobe pas. Il assume, fonce et donne la riposte quand il s’agit de défendre à l’époque le Distingué camarade, Ali Bongo.
Après la fusion-absorption du SDG avec le PDG, Jules Esdras Mouhouloulou intègre officiellement le parti au pouvoir. Une aventure qui sera de courte durée.
Après le coup d’Etat qui évince Ali Bongo du pouvoir, l’élu de la Boumi-Louetsi prend la carte du Rassemblement pour la patrie et la modernité (RPM), d’Alexandre Barro Chambrier. Formation politique avec laquelle il se présente à l’élection législative d’octobre 2025. Boudé par les populations, il est battu dans les urnes dès le premier tour. Cette défaite n’a pourtant pas altéré sa volonté de toujours contribuer au débat public à travers des tribunes libres.


