Société

Accident d’Essasa :5ans de prison pour le conducteur et zéro condamnation pour le ministère des Transports

La semaine dernière, le tribunal de première instance de Libreville a rendu son verdict sur l’affaire opposant le ministère public au conducteur du mini bus qui avait fait 10 décès et plusieurs blessés au pk19 au niveau d’Essassa au mois de janvier dernier. Une peine de prison de 5 ans assortie d’une amende de 500 mille a été infligée au conducteur de ce mini bus.

S’il est vrai que le conducteur du mini bus a bien une part de responsabilité dans cette tragédie, mais devons fermer les yeux sur la part la plus importante de responsabilité dans cette affaire qui est celle de l’administration des transports que gère le ministre d’État le Colonel Ulrich Mamfoumbi Mamfoumbi.

Doit passer outre la grande responsabilité de cette administration censée mettre en place et appliquer toutes les mesures pouvant prévenir et éviter que ne survienne ce genre de drame. Pour de nombreux observateurs,  dans cette affaire, la justice aurait une fois encore choisi de sanctionner le maillon le plus faible de la chaîne de responsabilité et c’est dommage car les mêmes causes produisant les mêmes effets, aucun changement ne peut-être envisager à l’horizon. Au micro de notre reporter, le président de la confédération générale des petites et moyennes entreprises et industries (CGPMEI) pointe du doigt cette justice rendue contre les faibles et cette impunité affirmée ou cette complaisance à l’égard du ministère des transports  » peut-on vraiment parler d’un verdict juste et justifié dans ce jugement.

Pour moi une fois encore la justice s’est attaqué au plus faible. A celui qui avait le moins d’arguments pour se defendre. Celui qui doit payer pour tout le monde et c’est dommage de voir ce genre de situation sous la 5ème République proclamée juste et équitable. Celà démontre qu’aucune enquête technique n’a été menée dans cette affaire conformément aux instructions du Chef de l’État. Nous avions pensé qu’avec l’arrivée du Colonel Ulrich Mamfoumbi Mamfoumbi à la tête du département, les choses allaient prendre un sens beaucoup plus patriotique avec une écoute de toutes les bonnes volontés, mais force est de constater qu’il n’en est rien aujourd’hui. Bien au contraire nous allons de mal en pire et c’est dommage pour quelqu’un qui est des auteurs de ce que nous avons qualifié de coup de libération. D’abord il faut comprendre que techniquement un zccident n’est jamais le fait d’un seul événement. Il s’agit toujours de la survenue de la combinaison d’un ensemble de circonstance au moment precis et à un lieu précis. Dans le cas d’Essassa, le seul éclatement de la roue n’aurait en aucun pu causer ce drame.

De nombreux pneus éclatent régulièrement sur la route et sur des véhicules en circulation sans que cela n’occasionne des drames. Mais dans le cas d’Essassa, il y a une circonstance agravante. C’est la presence d’une vielle benne sur le côté de la chaussée laissée à l’abandon depuis plusieurs années. La roue aurait pu éclater et le vehicule perdre le controle puis allé dans le décor sans qu’il y ait des blessés, mais juste des frayeurs. Mais dans le cas d’espèce, l’éclatement de la roue s’est produit au mauvais endroit. La perte de contrôle occasionnée par l’éclatement de la roue a envoyé le véhicule droit contre la benne. A une telle vitesse le drame était inévitable. Ce n’est donc pas l’éclatement de la roue qui est à l’origine de ce drame, mais la présence prolongée de la benne durant des années sur le côté de la chaussée et l’absence de reaction du ministère des transports pour degager ce poids lourds qui ont occasionné ce drame. Ne pas tenir compte de ces facteurs et de leur implications ou leu impact dans la survenue de cet accident c’est décider de fermer les yeux sur le partage de responsabilité autour de cet accident.

Le code CEMAC en son article 117 qualifie la présence de cette benne comme un stationnement abusif. Le 25 fevrier 2025, de nouveaux textes ont été signé par le predecessur du ministre d’État Ulrich Mamfoumbi Mamfoumbi. Dans ces textes aujourd’hui bloqués dans les tiroirs du cabinet du ministre d’État, il est interdit pour tout véhicule de grand gabarit de rester en stationnement plus de 24h en agglomération et 48h hors agglomération. C’est donc dire que si le ministère voulait prévenir et éviter ce genre de tragédie, il dispose de tous les leviers. Mais force est de constater que la justifie se contente une fois de plus de ne s’intéresser qu’à ce sui lui presenter sans aller en profondeur sur l’analyse des faits. C’est dommage, car à cette allure, la présence du Colonel Ulrich Mamfoumbi Mamfoumbi loin de susciter l’espoir serait en train de nourrir le désespoir pour nous les acteurs de long date du secteur »

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page